IMM | Institut des métiers de la musique

We Are Wolves - photos Edith Gaudy

Musiques enregistrées : marché, reprise et du recul à prendre

Le marché français de la musique enregistrée a progressé de + 3,9% en 2017, pour la deuxième année consécutive (+5,4% en 2016) et atteint 723 M€. Deuxième année consécutive de croissance depuis 15 ans. Mais si la reprise se dessine, elle est encore fragile. Avec 583M€, le chiffre d’affaires physique et numérique commence tout juste à recréer la valeur perdue et n’atteint que 40% du marché de 2002 (1.43Mds€). Les producteurs de musique sont optimistes, mais considèrent ces indicateurs avec prudence : la dynamique de la production n’est pas encore pérenne, les nouveaux modèles économiques ne sont pas encore matures...

We Are Wolves - 2017 - photo Edith Gaudy

Des chiffres et du recul

En France, le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) a publié un bilan économique du marché de la musique enregistrée 2016 qui affiche une « première croissance significative du marché français depuis 15 ans ».
Le marché français de la musique enregistrée a progressé de 5,4% en 2016. Après avoir perdu près de 100M € entre 2011 et 2015, son chiffre d’affaires croît de 24M € en 2016, soit un quart de la baisse cumulée de ces 4 dernières années. A cela s’ajoutent les droits voisins perçus par les producteurs (+2,6%).
Cette croissance a été permise par un repli «modéré» des ventes de supports (-2...

les intervenants à l'IMM en mars et avril 2017

Tout en croissance et le plein de connaissances

Selon le Global Music Report publié par l’IFPI, le marché mondial de la musique enregistrée affiche une hausse de 5,9% en 2016, soit le plus fort taux de croissance depuis l’établissement des statistiques du marché mondial par l’IFPI en 1997. Le chiffre d’affaires mondial de la musique enregistrée s’est élevé à  15,7 Milliards US $ pour l’année 2016, soit l'équivalent d'une commande de 80 avions A350 pour Airbus.

À l’origine de la progression de 60,4% des revenus du streaming, les 112 millions d’utilisateurs qui disposent d'abonnements payants...

les intervenants à l'IMM en février 2016

Apprendre à bondir et rebondir

Un succès est souvent attribué à la qualité de l’artiste ou de sa production et éventuellement à la justesse de la mise en marché (stratégies marketing adoptées). Un échec, paraît-il, repose généralement sur les épaules du diffuseur et du distributeur. L'absence de visibilité, peu, voire pas, de concerts ou encore un manque de mises en place initiales leur sont souvent reprochés. En fait, toutes les raisons d’un succès ou d’un échec sont dans la nature, et même si toutes les actions sont prévues sur le papier (et des fois même contractuellement), il est très difficile d’impliquer fortement et au même moment des acteurs plus ou moins partenaires, plus ou moins concurrents et plus ou moins gagnants...

Vous voulez travailler dans la musique ?

Notre école est pour vous !