En France, Le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) a publié un bilan économique du marché de la musique enregistrée 2016 qui affiche une « première croissance significative du marché français depuis 15 ans ».
Le marché français de la musique enregistrée a progressé de 5,4% en 2016. Après avoir perdu près de 100M € entre 2011 et 2015, son chiffre d’affaires croît de 24M € en 2016, soit un quart de la baisse cumulée de ces 4 dernières années. A cela s’ajoute les droits voisins perçus par les producteurs (+2,6%).
Cette croissance a été permise par un repli «modéré» des ventes de supports (-2.5%), conjuguée à une hausse de 19,5% du marché numérique. Ce dernier a représenté 40 % de part de marché en 2016.
Le streaming par abonnement a constitué le moteur de la croissance du marché. Le chiffre d’affaires issus des abonnements en streaming audio a été multiplié par 3,4 en 3 ans.
Le rapport témoigne également de l’engouement pour le vinyle : les ventes ont été multipliées par 3,3 en 5 ans et représentent aujourd’hui près de 8% du chiffre d’affaires physique, soit 4 fois plus qu’en 2012.

We Are Wolves - 2017 - photo Edith Gaudy

Sur le 1er semestre 2017, les résultats sont moins sympathiques. Le marché numérique continue sa progression et devient même la 1ère source de revenus de la musique enregistrée en réalisant 55 % du chiffre d’affaires global, mais le marché physique fléchit de 18%, renouant avec la tendance baissière régulièrement constatée ces dernières années.

Avec -2,3% par rapport au 1er semestre 2016, le marché de la musique enregistrée est de nouveau en décroissance. Selon le SNEP, « les 10 meilleures ventes d’albums ont réalisé des performances nettement moins spectaculaires que celles du 1er semestre 2016 » : en résumé, les grosses sorties d'aujourd'hui sont moins performantes que celles d'hier.

La consommation de musique reste pourtant très importante. Chaque semaine, en moyenne, près de 750 millions d’écoutes sont effectuées sur les plateformes de streaming audio (500 millions en moyenne au premier semestre 2016). Les revenus du streaming progressent de 27% dont +26% pour les abonnements audio et +30% pour le streaming financé par la publicité.

We Are Wolves - 2017 - photo Edith Gaudy

Il faut également prendre du recul par rapport à ces données comptabilisées car les ventes directes de produits physiques effectuées en concerts par des dizaines de milliers d'artistes et de nombreux labels indépendants ne sont pas prises en compte.

Par ailleurs, les revenus générés par le merchandising et les ventes de produits dérivés restent secrètes ... Et pour les revenus générés par les concerts, on vous dira qu'il s'agit vraiment d'autre chose.

Dans la réalité, de nombreuses entreprises se positionnent sur tous les marchés de la musique. Alors même si celui des musiques enregistrées peut être en décroissance, les enregistrements contribuent sans doute à vendre d'autres produits ou services des fois bien plus rentables...

À l'IMM, nous considérons et traitons toutes les formes d'exploitation de la musique !

We Are Wolves - 2017 - photo Edith Gaudy

We Are Wolves - photos Edith Gaudy