Artistes, créateurs, techniciens, artisans, professions libérales, TPE, PME, multinationales, organisations professionnelles, associations, ... tous et de toutes sortes peuvent se retrouver sur un même projet musical. Bien évidemment, les intérêts des uns ne sont jamais tout à fait les mêmes que ceux des autres. Leurs ressources, leurs objectifs et les résultats atteints peuvent aussi grandement varier. Mais on arrive à identifier au moins un point commun pour tous : ils aiment la musique !
Dans la grande majorité des cas, ils sont vraiment passionnés. Et c'est sans doute indispensable car lorsqu'on découvre toutes les difficultés inhérentes au secteur, on se dit qu'il faut vraiment en vouloir et s'accrocher. Les obstacles peuvent être nombreux à franchir. Alors pour faire carrière dans la musique, concrétiser de beaux projets et durer, il est nécessaire d'anticiper, d'avoir des idées, un bon moral et un regard critique. Il faut continuellement prendre des décisions, trouver des alliés, élaborer des stratégies pour bien rebondir : c'est du sport !

Un trouble récurrent, voire un désordre cyclique, marque l’économie de la musique. Rien ne fonctionne bien en permanence. Autant le savoir. Quelques modifications technologiques ou tout simplement environnementales, imprévues, occultées ou des fois même anticipées, affectent toujours le fonctionnement du secteur. Afin de minimiser les effets négatifs d’une crise, des prises de position collectives et des décisions individuelles sont souvent nécessaires et se complètent. Le but du jeu, ne l’oublions pas, consiste à déterminer et mettre en œuvre des actions pour s’en sortir. Il s’agit également de retrouver une stabilité avant de vivre la prochaine crise. Il faut se réinventer. C’est aussi pour cela qu'il faut assez souvent revoir sa copie et recycler des objectifs. Et plus on incorpore des éléments de souplesse dans les plans et moins on subit la crise (normalement). Encore faut-il avoir de l’imagination tout en gardant les pieds sur terre : c'est vraiment du sport !

Mehdi El Jai - Verycords - IMM

Mehdi El Jai de Verycords à l'IMM

Prenons l'exemple des points de vente. Plus que jamais le Doute s’est emparé des disquaires. Faut-il réduire le linéaire consacré aux supports physiques ? Si «oui», de quelle manière ? Si «non», que faut-il changer ? Enfin ! Que faut-il faire en période de mutation ?
Certains choisissent de vendre des appareils électroménagers. D'autres deviennent de véritables antiquaires. D'autres encore proposent des figurines, des vêtements ou même des pâtisseries et du café.
Dans tous les cas, l’analyse de la situation et la complexité du marché de la musique peuvent provoquer deux types de réaction : la passivité ou la réactivité. Laissons la passivité de côté et tournons-nous vers ceux qui ont encore de l’énergie, des ressources réelles ou latentes (du potentiel). Les formules magiques n'existent pas. Par contre, le partage d'expériences, les conseils ou tout simplement les échanges permettent d'imaginer et de construire un avenir meilleur.

Philippe Chapelon - SNES - IMM

Philippe Chapelon du Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles à l'IMM

Depuis toujours, à l'IMM, nous organisons des rencontres avec des passionnés qui peuvent proposer des modèles atypiques et dévoiler leurs expériences du terrain. Ils arrivent souvent à démontrer qu'il n'existe pas qu'une seule façon de conduire des projets et que l'argent n'est pas une finalité. Même si leurs parcours ne peuvent pas être reproduits, les étudiants de l'IMM peuvent toujours en tirer quelque chose. L'intervenant partage sa vision du secteur dans lequel il évolue, ses bonnes ou moins bonnes pratiques et son analyse conjoncturelle.

Et comme toutes les vérités sont utiles à entendre par ceux qui vont les vivre, nous multiplions les échanges.

En octobre 2015, les étudiants de l'IMM ont rencontré Philippe Chapelon (SNES) pour présenter l'économie du spectacle vivant et certains aspects réglementaires, Corinne Bret (CNV) les a reçus pour expliquer diverses données sur la diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles, Mehdi El Jai (VERYCORDS), Jean-Philippe Aline (BEGGARS GROUP), Laura Gentile (SCHMOOZE), Dominique Mouyeaux (CHRIS MUSIC), Bertrand Burgalat (TRICATEL) et Valérie Etienne (F2F MUSIC) ont expliqué de nombreux points relatifs à leurs activités, à la production, au marché de la musique ou encore à la vie quotidienne des indépendants, Jean-Pierre Seck (ALLMADE) a traité de la gestion de carrière puis a invité Jean-Marc Mougeot (LA PLACE), Nathalie Paul (CONCERTLIVE) a donné quelques astuces pour mieux communiquer, Virginie Grégoire (LA SHOW BOX), de passage en France, est venue expliquer le montage de tournées notamment au Québec, Guillaume Damerval (SPEDIDAM) a exposé son point de vue sur les droits voisins et Jerôme Fulcrand (BELIEVE) a expliqué l'inéluctable dématérialisation des contenus.

Les étudiants de l'IMM effectuent des stages pratiques en entreprises : ils peuvent également profiter de ces rencontres pour construire ou développer leurs réseaux.