Après des études d’Histoire de l’Art et d’Archéologie, Kevin Douvillez a intégré Morgane Production au début des années 2000. Il a travaillé sur les différentes activités de la société jusqu’à devenir responsable de la programmation des Francofolies de La Rochelle durant sept années. Depuis deux ans, il se considère « indépendant » et multiplie les projets. Il est notamment programmateur du Brive Festival, il organise « Les Rendez-Vous de la Lune »  et a également des fonctions de manager d'artistes.

Stromae, M, Orelsan, Wax Tailor, Tryo, Jimmy Cliff... Kevin Douvillez a sélectionné plus de 130 concerts par an rien que pour les Francofolies de La Rochelle. Pour ce festival où chaque scène est indépendante (y compris en matière de billetterie), il proposait des plateaux de plusieurs artistes susceptibles, par leur association, de « transmettre une émotion, de raconter une histoire ».

à l'affiche au Brive Festival 2014

Longtemps festivalier lui même (notamment aux Vieilles Charrues), Kevin Douvillez affirme que la clé de la programmation consiste à penser à «l’expérience visiteur». Selon lui, l'organisation d’un festival est un travail minutieux. Il ne s’agit pas uniquement de concevoir et développer un produit marketing ou encore de répondre au fameux 5W (qui, quoi, quand, où, pourquoi) ... Mais plutôt, comme pour un scénariste, de tout voir, concevoir, prévoir, comprendre avant même la mise en place de l'évènement. L'exercice consiste à se mettre continuellement dans la peau du visiteur : l'ultime référence.

Kevin Douvillez présente 5 points essentiels pour réussir son événement culturel :
1. L’artistique
2. Le public du territoire
3. L’économie
4. Le contexte
5. Le plaisir

Après les quelques heures passées avec Kevin Douvillez, les étudiants de l'IMM (et notamment Thomas qui en a fait un bon compte-rendu) comprennent que de nombreux événements culturels se réalisent grâce à une volonté politique (pas uniquement en matière de financement).
Il est aussi nécessaire d'avoir de l'imagination : la diversification des festivals est devenue une nécessité dans un contexte de concurrence jamais vu. C’est pourquoi Kevin Douvillez a entrepris, par exemple, les Francos Gourmandes : « mélanger les arts, genres et médiums, c’est l’avenir du spectacle ». Sans oublier les « à-côtés » : boissons, nourriture et autres activités représentent maintenant une part importante des financements.